> Livret
du copropriétaire
Le syndicat des copropriétaires
La collectivité des
copropriétaires forme le syndicat des copropriétaires qui est doté de la
personnalité civile.
Celui-ci a pour
objet la conservation de l'immeuble et l'administration des parties
communes et des équipements communs.
II est, par
ailleurs, responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux
tiers par le vice de construction ou le défaut d'entretien des parties
communes et des équipements communs à charge d'exercer toutes actions ou
recours contre les véritables auteurs des dommages qui peuvent ainsi
être causés.
Etre copropriétaire,
c'est être « propriétaire d'un lot ».
La particularité du
lot de copropriété est d'être composé de manière indissociable :
Ø d'un
élément privatif : appartement, local commercial, garage, etc., réservé
à l'usage exclusif d'un copropriétaire, (les parties privatives sont
définies par le règlement de copropriété)
et
Ø
d'une
quote-part indivise des parties communes de l'immeuble (sol, cour,
toiture, ascenseur, escalier, chauffage collectif, etc.). Les parties
communes, c'est-à-dire les parties de bâtiment et de terrain affectés à
l'usage ou à l'utilité de tous les copropriétaires ou de plusieurs
d'entre eux, sont également déterminées par le règlement de copropriété.
La quote-part de
propriété indivise des parties communes dont chaque copropriétaire est
titulaire est exprimée en tantièmes (millièmes, 10 000èmes, 100 000èmes,
etc.) et est évaluée en proportion de la valeur de son lot par rapport à
la valeur de l'ensemble des autres lots de l'immeuble.
Elle est définie par
l'état descriptif de division, document technique destiné à la publicité
foncière et par le règlement de copropriété, document contractuel ayant
valeur d'un contrat à l'égard de chaque copropriétaire.
Le règlement de copropriété peut être
communiqué avant la vente à la demande de l'acquéreur et doit être remis
lors de la signature de l'acte authentique chez le notaire.
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-
Sur les parties
privatives
Chaque
copropriétaire dispose de celles-ci, en use et en jouit librement sous
deux conditions, celles de ne porter atteinte :
Ø
ni à la
destination de l'immeuble
La destination de
l'immeuble est l'ensemble des caractéristiques de celui-ci telles
qu'elles résultent de sa conception, de son caractère, de ses conditions
d'occupation. de sa .situation.
Elle est définie par
le règlement de copropriété.
Ø
ni aux
droits des autres copropriétaires.
Celles-ci, propriété
indivise de tous les copropriétaires, sont affectées à l'usage de tous.
Chaque
copropriétaire en use et en jouit librement sous la condition de ne
porter atteinte ni à la destination de l'immeuble, ni aux droits des
copropriétaires.
Par exemple : Un
copropriétaire ne peut encombrer les passages et couloirs commerns.
II lie peut
davantage stationner abusivement dans une cour commune.
Il ne peut modifier
l'aspect extérieur de l'immeuble sans l'accord de l'assemblée générale.
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-
Obligation de
respecter le règlement de copropriété
Le règlement de
copropriété - qui est obligatoire - est l'acte juridique fondamental qui
organise la vie en commun et l'administration de l'immeuble.
Chaque
copropriétaire doit en détenir un exemplaire.
Il lui est remis par
le notaire lors de l'acquisition. A défaut, il peut se le procurer
auprès du notaire rédacteur de l'acte.
Ø
II
détermine la destination des parties privatives comme des parties
communes ;
Ø
II définit
les conditions de leur jouissance ;
Ø
Il fixe
les règles relatives à l'administration des parties communes
Ø
Il précise
la nature des charges afférentes à chaque lot.
Ø
Il fixe la
quote-part afférente à chaque lot dans chacune des catégories de
charges, ou à défaut il indique les bases de répartition pour chaque
catégorie de charges.
Le copropriétaire
qui ne respecte pas le règlement de copropriété engage sa
responsabilité.
-
Obligation de
contribuer aux charges de la copropriété
Les dépenses
entraînées par les parties communes ou services communs de l'immeuble
sont regroupées par nature :
Elles sont relatives
à la conservation, à l'entretien et à l'administration de l'immeuble. Ce
sont généralement celles qui sont réparties au prorata des tantièmes de
chaque lot dans la copropriété du sol.
Elles recouvrent les
dépenses entraînées par les services collectifs et les équipements
communs (exemple : charges bâtiment, entrée, chauffage, ascenseur, eau,
...). Elles sont généralement réparties avec une quote-part différente
des charges communes générales et selon l'utilité des prestations ou des
équipements mis à disposition, sans tenir compte de l'usage ou du
service que le copropriétaire peut en retirer à titre particulier.
-
Obligation de
payer les charges et les appels de fonds
Cette obligation
résulte d'une décision d'assemblée générale qui en fixe les modalités.
Au-delà de la date
prévue, et à défaut du règlement dans les trente jours qui suivent la
réception d'une mise en demeure adressée par lettre recommandée avec
accusé de réception, le syndic pourra obtenir, par voie de référé, le
règlement de la totalité de la quote-part du budget voté qui incombe au
copropriétaire défaillant.
Ce dernier
s'exposera à supporter les frais engagés pour le recouvrement de la
créance.
Les dépenses sont
réglées, au nom du syndicat, par le syndic qui en réclame à chaque
copropriétaire la quote-part qui lui incombe en lui fournissant un
relevé.
Le paiement régulier
des charges est nécessaire à la vie de la copropriété.
Si le copropriétaire
ne s'acquitte pas de ses charges le syndic ne sera plus en mesure de
régler les dépenses de l'immeuble. Il pourra user de toutes les voies de
droit mises à sa disposition : injonction de payer, saisies, inscription
d'hypothèque, mise en vente du lot laquelle requiert une décision
d'assemblée générale.
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L'assemblée générale des copropriétaires
L'assemblée générale
est l'organe d'expression du syndicat des copropriétaires. Elle est
constituée de l'ensemble de ceux-ci. Elle a seule le pouvoir de décider.
Chaque
copropriétaire détient autant de voix qu'il possède de tantièmes dans
les parties communes de la copropriété.
l'assemblée générale
prend ses décisions à des majorités différentes selon l'importance des
sujets évoqués :
-
majorité simple :
majorité, en tantièmes, des votes exprimés par les copropriétaires
présents et représentés, notamment:
- acte
d'administration courante (par exemple : approbation des comptes) ;
- travaux
d'entretien et de conservation des parties communes. Ceux-ci constituent
des travaux nécessaires au maintien en l'état de l'immeuble et leur
décision doit donc être prise facilement.
-
majorité absolue :
majorité de tous les tantièmes, notamment :
- autorisation
donnée à certains copropriétaires de réaliser à leurs frais des travaux
affectant les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble (par
exemple : fermeture d'une loggia) ;
- nomination du
syndic et des membres du conseil syndical, révocation de ceux-ci ;
- modalités de
réalisation des travaux rendus obligatoires ;
- travaux d'économie
d'énergie amortissables en moins de dix ans ;
- travaux
d'installation d'antennes collectives ou d'un réseau câblé ;
- etc.
-
double majorité :
majorité des copropriétaires en nombre représentant 2/3 des tantièmes,
notamment :
- vente de parties
communes ;
- travaux
d'amélioration, utiles à l'immeuble, mais non indispensables à son
maintien en bon état : ils lui apportent un plus ou un mieux.
Dans certains cas,
la loi prévoit qu'un second vote ou qu'une deuxième assemblée générale
peut prendre des décisions à des conditions de majorité différentes.
Les décisions prises
par l'assemblée générale sont consignées dans un procès-verbal qui doit
comporter le texte de chaque résolution, indiquer le résultat du vote,
ainsi que « les noms des copropriétaires qui se sont opposés à la
décision, de ceux qui n'ont pas pris part aux votes et de ceux qui se
sont abstenus ».
-
L'action en
contestation des décisions d'assemblée générale :
Si une décision a
été prise dans des conditions irrégulières, tout copropriétaire absent
et non représenté à l'assemblée ou tout copropriétaire opposant peut en
demander l'annulation devant le Tribunal de Grande Instance dans le
ressort duquel est situé l'immeuble, dans le délai de deux mois à
compter de la notification du procès-verbal.
Attention
:
même une lettre recommandée adressée au syndic est inefficace
pour contester une décision d'assemblée générale.
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Le conseil syndical
est un organe de liaison entre les copropriétaires et le syndic. Sa
mission est d'assister le syndic et de contrôler sa gestion.
Il a un rôle
consultatif et n'a pas de pouvoir de décision.
Ses membres sont
choisis parmi les copropriétaires, leur conjoint ou leurs représentants
légaux et sont élus par l'assemblée générale.
Pour exercer sa mission.
il peut prendre connaissance et copie auprès du syndic de
tous les documents se rapportant à la gestion et à l'administration de
la copropriété.
Il peut, si besoin
est, se faire assister d'un technicien de son choix, dont les honoraires
sont à la charge de l'ensemble des copropriétaires.
Il doit
obligatoirement donner un avis sur des marchés ou contrats dépassant un
montant fixé par l'assemblée générale.
-
Des relations
efficaces entre le syndic et le conseil syndical
Une véritable
collaboration doit s'établir entre le syndic et le conseil syndical.
Pour sa composition,
il est souhaitable que l'assemblée générale choisisse les membres du
conseil syndical :
Ø en tenant
compte de leur compétence dans des domaines tels que technique,
comptable, juridique….
Ø
en tenant
compte de la nécessaire représentation des intérêts qui existent dans la
copropriété (cages d'escaliers ou de bâtiments, commerces, bureaux,
parkings….)
Ainsi composé, le
conseil syndical est à même de jouer efficacement son rôle.
-
En tant qu'organe
d'assistance
Le conseil syndical assiste le syndic
et lui donne son avis sur toutes les questions relatives à la bonne
marche de la copropriété.
Le conseil syndical
est obligatoirement consulté pour la passation des marchés et des
contrats dont le montant dépasse un seuil fixé par l'assemblée générale.
Dans ce cas, le syndic notifie au plus tard en même temps que l'ordre du
jour l'avis rendu par le conseil syndical.
Le syndic saisit le
conseil syndical des questions importantes et de celles qui peuvent
faire l'objet de difficultés. Il l'informe sur les travaux qu'il est
nécessaire d'entreprendre pour la conservation de l'immeuble et étudie
avec lui les devis et les marchés.
Le conseil syndical
peut se saisir lui-même. Ainsi, il peut donner spontanément son avis ;
par exemple, il signale les dysfonctionnements des éléments
d'équipement.
Egalement de sa
propre initiative, il peut proposer au syndic des entreprises appelées à
intervenir pour l'entretien, la réalisation de travaux, des solutions
aux problèmes rencontrés par la copropriété.
En conséquence, le
syndic et le conseil syndical étudient ensemble toutes propositions
et/ou suggestions pour une éventuelle présentation à l'assemblée
générale.
Le conseil syndical
établit avec le syndic le budget prévisionnel et l'ordre du jour de
l'assemblée générale.
-
En tant qu'organe
de contrôle de la gestion du syndic
Ce contrôle porte
notamment sur la comptabilité (balance générale des comptes de la
copropriété, état des recettes et des dépenses, état détaillé nominatif
des dettes et des créances, position des comptes des copropriétaires,
...), la vérification des factures, la répartition des dépenses, les
conditions dans lesquelles sont passés et exécutés les marchés et
contrats.
A cet effet, le
syndic tient à la disposition du conseil syndical toutes les pièces et
documents se rapportant à la gestion de la copropriété et, d'une manière
plus générale, à son administration.
Le conseil syndical
reçoit en outre, à sa demande et à tout moment, communication de tous
documents intéressant le syndicat.
Le conseil syndical
fait connaître ses avis au syndicat sur les questions relevant de la
mission dont il a été saisi et/ou dont il s'est saisi lui-même.
Au cours de
l'assemblée générale, le conseil syndical présente un rapport concernant
la comptabilité du syndicat, les conditions de conclusion et d'exécution
des marchés et des contrats.
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Dès lors qu'une
copropriété est constituée (à partir de 2 lots) un syndic est
obligatoirement désigné.
Le syndic a la
charge de gérer l'immeuble (ses parties communes) et les équipements
collectifs.
Le syndic est le
mandataire du syndicat des copropriétaires, c'est-à-dire de la personne
morale constituée de l'ensemble des copropriétaires. Il n'est pas le
représentant de chaque copropriétaire, individuellement. Il n'est pas,
non plus, le salarié du syndicat.
En sa qualité de
mandataire, il doit rendre compte de sa gestion à l'assemblée générale
au moins une fois par an. Celle-ci se prononce sur les comptes «
approbation des comptes » et sur la gestion du syndic « quitus » par
deux résolutions différentes.
Il est désigné par
l'assemblée générale des copropriétaires pour une durée qui ne peut, en
aucun cas, excéder trois ans, renouvelables et dans les conditions
définies au contrat adopté par l'assemblée générale.
En cours de mandat,
nul ne peut contraindre le syndic à démissionner. Toutefois, il peut
être révoqué par l'assemblée générale dans la mesure où il est prouvé
qu'il a failli gravement à ses obligations. Tout copropriétaire peut
demander l'inscription à l'ordre du jour de la révocation du syndic et
la nomination d'un nouveau syndic. A défaut, il appartiendra au juge de
désigner un administrateur provisoire chargé de réunir une assemblée
générale en vue de la désignation d'un nouveau syndic.
Le syndic a trois
missions :
Ø
il exécute
les décisions de l'assemblée générale et les dispositions du règlement
de copropriété
Ø
il
administre la copropriété :
-
gestion de
l'immeuble et des équipements collectifs ;
-
conclusion
de contrats de fournitures, d'entretien, souscription de polices
d'assurances, engagement du personnel ;
-
gestion
comptable de l'immeuble, ceci implique qu'il recouvre auprès de chaque
copropriétaire les charges de la copropriété et qu'il règle les
fournisseurs de celle-ci ;
-
conservation des archives et de tous documents relatifs à la copropriété
:
Ø
il
représente le syndicat des copropriétaires
-
dans les
actes de la vie civile :
-
en
justice.
Les actes qu'il
accomplit dans l'exercice de ses fonctions ne l'engagent pas lui-même
vis-à-vis des tiers mais engagent le syndicat des copropriétaires qu'il
représente. Cela étant, il reste responsable vis-à-vis du syndicat .
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L'activité de syndic
est réglementée.
Cette profession ne
peut être exercée que par une personne physique ou morale disposant
d'une carte de gestion immobilière délivrée par la préfecture du
département du lieu d'activité. Elle n'est remise aux professionnels
qu'après enquête afin de vérifier si toutes les conditions sont réunies.
savoir :
-
absence de
condamnation pénale ;
-
existence
d'une formation universitaire ou pratique ;
-
garantie
financière
-
souscription d'une assurance couvrant la responsabilité civile du
professionnel.
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Le syndic est élu
pour une durée ne pouvant excéder trois ans.
Principes régissant
le contrat de syndic :
Un contrat de mandat
définit les attributions du syndic, les conditions de rémunération de
ses services.
Le mandat définit
notamment :
-
les
prestations relevant de la gestion courante du syndic ;
-
les
prestations particulières que le syndic peut être amené à fournir au
cours de son mandat sachant que les différentes prestations doivent être
adaptées à chaque copropriété.
De même, le montant et les modalités
de rémunération sont négociables.
Au terme de
l'échéance fixée par le contrat, le syndic est déchu de ses fonctions :
tout renouvellement tacite du syndic est impossible et tout acte
accompli après l'expiration du contrat peut être frappé de nullité
puisqu'il n'a plus le pouvoir de représenter le syndicat.
En cas de démission,
le syndic doit informer chaque copropriétaire par lettre recommandée
avec un préavis de 3 mois.
Rémunération :
Les honoraires du
syndic sont libres et fixés par l'assemblée générale.
Ils sont assimilés à
des charges communes et sont répartis entre les copropriétaires au
prorata de leurs tantièmes de propriété.
Le syndic ne peut
demander ni recevoir, directement ou indirectement, d'autres
rémunérations que celles prévues dans son mandat.
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La loi a réparti
l'exercice des pouvoirs du syndicat entre le syndic et l'assemblée
générale. Si cette dernière prend les décisions les plus importantes, le
syndic est amené, d'une part, à agir en tant qu'exécutant des décisions
de l'assemblée générale, et d'autre part, à agir en vertu des pouvoirs
qu'il détient de la loi.
v
LE SYNDIC ET LES
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES
·
Convocation et tenue de l'assemblée générale
• Qui convoque ?
C'est au syndic que
revient l'obligation de réunir l'assemblée générale au moins une fois
par an I7!. Toutefois, le syndic est obligé de réunir l'assemblée dans
le cas où la convocation lui est demandée par
:
-
le conseil
syndical ;
-
un ou
plusieurs copropriétaires représentant au moins le quart des voix de la
copropriété.
Cette demande devra
être notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception, en
précisant les questions prévues à l'ordre du jour. En cas de non-réponse
du syndic, l'assemblée peut être convoquée par le président du conseil
syndical 8 jours après une mise en demeure par lettre recommandée avec
accusé de réception adressée au syndic et restée infructueuse. S'il
n'existe pas de conseil syndical, ou si le président ne procède pas à
ces formalités, tout copropriétaire, 8 jours après avoir adressé une
deuxième mise en demeure à ce dernier, pourra saisir le juge des référés
du tribunal de grande instance du lieu de l'immeuble afin de désigner un
mandataire, lequel aura le pouvoir de convoquer une assemblée.
• Quelles
modalités doit remplir la convocation ?
Sous peine de
nullité de l'assemblée, la convocation doit être présentée par le syndic
au moins 15 jours avant la tenue de l'assemblée générale.
Ce délai, qui peut
être allongé mais non raccourci par le règlement de copropriété, peut
être réduit en cas d'urgence.
La convocation est
faite par lettre recommandée avec avis de réception.
• Que doit
contenir la convocation ?
Elle doit préciser :
- le lieu, le jour
et l'heure de l'assemblée ;
- l'ordre du jour.
Ce dernier doit indiquer, de façon précise, chacune des questions
soumises à l'assemblée en sachant qu'il n'est pas possible de statuer
sur une question qui n'est pas inscrite à l'ordre du jour.
• Quelles sont
les obligations du syndic ?
Le syndic assure,
sauf décision contraire, le secrétariat de l'assemblée générale.
Il établit le
procès-verbal contenant le texte de chaque délibération, le résultat de
chaque vote tout en précisant les noms des copropriétaires et leurs
tantièmes qui se sont opposés à la décision de l'assemblée, de ceux qui
n'ont pas pris part au vote et de ceux qui se sont abstenus avec
réserve.
Le procès-verbal de
l'assemblée sera signé par les membres du bureau désignés par
l'assemblée générale en début de séance. Les procès-verbaux sont
inscrits, à la suite les uns des autres, sur un registre spécialement
ouvert à cet effet détenu par le syndic.
Le procès-verbal
constitue un instrument de contrôle et de régularité des délibérations.
Le procès-verbal est
notifié à chacun des copropriétaires :
-
par lettre
recommandée avec accusé de réception dans un délai de deux mois suivant
la tenue de l'assemblée générale aux absents, opposants à certaines
résolutions ainsi qu'aux abstentionnistes ayant émis une réserve sur un
vote.
-
par lettre
simple aux présents et représentés approuvant les différentes
résolutions (copropriétaire dit non opposant, ni absent).
A compter de la
réception tout copropriétaire a la faculté de contester les
délibérations en justice dans un délai de deux mois.
v
LE SYNDIC ET LE
RÈGLEMENT DE COPROPRIÉTÉ
Le syndic est tenu
de veiller au respect de ce règlement. Si le syndic ne parvient pas à
régler les litiges par la conciliation, il saisit l'assemblée générale
afin d'être autorisé à poursuivre le ou les copropriétaires
contrevenants devant le tribunal.
v
LE SYNDIC ET
L'ADMINISTRATION DE L'IMMEUBLE
Le syndic administre
l'immeuble au nom du syndicat des copropriétaires : il accomplit
l'ensemble des actes assurant la conservation et la bonne gestion de la
copropriété.
Cette autonomie est
nécessaire dans la mesure où l'assemblée générale ne peut se réunir en
permanence. Elle s'exerce néanmoins sous le contrôle de l'assemblée
générale et du conseil syndical.
·
Les
assurances
Le syndic souscrit
les polices d'assurance
-
une
assurance multirisque pour les parties communes et la responsabilité
civile du syndicat ;
-
en cas de
besoin, une assurance dommages-ouvrage. En cas de sinistre, le syndic
est habilité à négocier les indemnités dues au syndicat.
·
Le
recrutement du personnel
Le syndicat des
copropriétaires détermine le nombre et la nature des postes nécessaires
au bon fonctionnement de la copropriété. Pour le compte du syndicat, le
syndic procède au recrutement du personnel et lui donne congé. Il fixe
sa rémunération en application des dispositions légales.
·
L'entretien de l'immeuble
C'est au syndic de
veiller à l'entretien des parties communes, de passer des contrats avec
les entreprises afin d'assurer le bon fonctionnement des services
collectifs : ascenseurs, chauffage central, ordures ménagères, espaces
verts, ...
II établit et tient
à jour le carnet d'entretien de l'immeuble.
·
Les
travaux
L'exécution des gros
travaux de réparation doit être au préalable approuvée par les
copropriétaires en assemblée générale.
Une mise en
concurrence est obligatoire pour les contrats et marchés dépassant un
seuil fixé par l'assemblée générale
Toutefois, en cas
d'urgence ou pour assurer la sauvegarde de l'immeuble, le syndic peut de
sa propre initiative commander l'exécution des travaux indispensables.
L'urgence doit être certaine. Le syndic doit alors informer tous les
copropriétaires et convoquer très rapidement l'assemblée aux fins de
ratification.
Le syndic doit
également consulter le conseil syndical :
-
pour
exiger le versement d'acomptes en cas de travaux urgents nécessaires à
la sauvegarde de l'immeuble ;
-
dès lors
qu'il passe un marché (travaux non votés par l'assemblée, par exemple)
ou un contrat (ascenseur, chauffage, ...) dont le montant dépasse une
somme fixée par l'assemblée générale.
Les travaux sont votés à des majorités
différentes en fonction de leur nature.
v
LE SYNDIC ET LA
REPRÉSENTATION DU SYNDICAT
Le syndic est chargé
« de représenter le syndicat dans tous les actes civils et en justice »
·
Représentation dans tous les actes de la vie civile.
Il est ainsi
notamment habilité à :
-
passer des
commandes de fournitures ou de travaux d'entretien courant de l'immeuble
;
-
représenter le syndicat dans les actes d'acquisition ou de ventes de
parties communes ou de parties privatives décidés par l'assemblée
générale ;
-
faire
inscrire l'hypothèque légale au titre de la garantie des créances du
syndicat ;
-
former
opposition au versement du prix provenant de la vente à concurrence de
la dette du copropriétaire débiteur.
·
Représentation en justice.
Le syndic doit
recueillir l'autorisation de l'assemblée générale à la majorité des voix
des copropriétaires présents ou représentés. L'habilitation devra
préciser l'objet de la demande, la personne assignée et la possibilité
ou non d'engager des actions en recours.
L'autorisation de
l'assemblée générale n'est pas imposée dans certaines situations :
-
les
actions en recouvrement de charges, sauf en cas de saisie immobilière ;
-
les
mesures conservatoires à l'instar de l'inscription de l'hypothèque sur
le lot d'un copropriétaire débiteur ;
-
les
actions devant le juge des référés ;
- les
actions en défense du syndicat.
Le syndic devra
rendre compte à l' assemblée générale des différentes actions, soit en
tant que demandeur, soit en tant de défendeur.
v
LE SYNDIC ET LA
TRÉSORERIE DE LA COPROPRIÉTÉ
Différentes
obligations comptables et financières s'imposent au syndic.
·
Tenue de
la comptabilité
Le syndic est chargé
de tenir une comptabilité séparée par copropriété qui fait apparaître la
situation de chaque copropriétaire à l'égard du syndicat.
- Les comptes de la
copropriété
Les comptes
présentés à l'assemblée générale comprennent :
-
le budget
prévisionnel et ses annexes ;
-
la
situation de trésorerie ;
-
l’état des
dépenses et des recettes ;
-
le
comparatif avec l'exercice précédent ;
-
l'état des
dettes et des créances.
L'état des dettes
tiendra compte de toutes les sommes dues par la copropriété à partir des
contrats signés ou des commandes passées que la facturation soit établie
ou non.
- Compte bancaire ou
postal séparé
Le syndic doit
procéder à l'ouverture d'un compte séparé dans les 3 mois de sa
désignation ou de son renouvellement faute de quoi son mandat est
frappé, de plein droit, de nullité.
Toutefois,
l'assemblée générale peut renoncer à l'ouverture d'un compte séparé.
-
Si les
fonds du syndicat des copropriétaires sont versés sur un compte ouvert
au nom du syndicat - dit « compte séparé » -, les éventuels produits
financiers et charges seront affectés au syndicat de copropriété.
-
Si les
fonds du syndicat des copropriétaires sont versés au compte bancaire ou
postal ouvert au nom du syndic - dit « compte unique » -, le sort des
éventuels produits financiers sera fixé par l'assemblée générale au
moment du vote du contrat de syndic.
Dans tous les cas,
les fonds correspondant aux provisions spéciales pour travaux prévus,
comme tous les fonds provenant d'indemnités diverses (assurances,
procédures, ...) seront déposés sur un compte spécial dont les intérêts
profiteront au syndicat des copropriétaires.
Dans la mesure où
des produits financiers sont affectés au syndicat, il incombe au syndic
d'adresser chaque année à l'administration fiscale une déclaration (n°
2561) dont il doit remettre le double à chaque copropriétaire afin qu'il
puisse rédiger sa déclaration de revenus. Tout défaut de déclaration est
sanctionné par une amende fiscale.
·
Budget
prévisionnel
Le syndic est chargé
d'établir le budget prévisionnel de la copropriété et de le soumettre au
vote de l'assemblée générale dans les six mois à compter de l'arrêté des
comptes de l'exercice précédent.
Ne sont pas compris
dans le budget, les travaux votés par l'assemblée générale et les
travaux hors gestion courante dont le règlement est exigible selon les
modalités fixées par l'assemblée générale
Le budget et ses
annexes figurent au titre des documents qui doivent accompagner la
convocation à l'assemblée générale.
·
Appels de
fonds
Le syndic pourra
exiger :
- Le versement de
l'avance de trésorerie permanente prévue au règlement de copropriété ou
décidée par l'assemblée générale ;
- Le versement des
provisions égales au quart du budget voté à moins que l'assemblée
générale n'ait fixé des modalités différentes.
Les provisions sont
exigibles le premier jour de chaque trimestre ou le premier jour de la
période fixée par l'assemblée générale ;
- Le versement des
appels de fonds correspondant aux travaux et calendrier voté par
l'assemblée générale.
- Des provisions ou
avances spéciales pour faire face à des dépenses non prévisibles ;
- Des réserves.
Le syndic n'a pas
vocation à faire des avances de fonds à la copropriété.
Les sommes dues par
les copropriétaires au titre des différents appels de fonds portent
intérêts au taux légal, au profit du syndicat, à compter d'une mise en
demeure, par lettre recommandée avec accusé de réception, par le syndic
au copropriétaire défaillant.
·
Reddition
des comptes :
- Approbation des
comptes
Le syndic est tenu, chaque année, de
faire approuver, par l'assemblée générale, les comptes de l'exercice
clôturé..
Pendant le délai
s'écoulant entre la convocation de l'assemblée et la tenue de celle-ci,
les pièces justificatives des charges de copropriété (factures,
contrats, ...) sont tenues à la disposition des copropriétaires au moins
un jour ouvré.
L'assemblée pourra
décider que cette consultation aura lieu le jour où le syndic reçoit le
conseil syndical pour examiner les pièces mentionnées ci-dessus.
L'approbation des
comptes aura lieu à la majorité des voix exprimées des copropriétaires
présents ou représentés. Elle emportera alors l'obligation, pour les
copropriétaires, de payer leur quote-part des charges.
Le refus de
l'approbation oblige le syndic à présenter à nouveau les comptes à
l'assemblée générale.
- Quitus
Le syndic doit
solliciter le « quitus » de l'assemblée à la majorité des voix des
copropriétaires présents ou représentés qui entraîne la ratification de
tous les actes qu'il a pu accomplir portés à la connaissance des
copropriétaires.
v
LE SYNDIC ET LE
RECOUVREMENT DES CHARGES
Il incombe au syndic
d'employer tous moyens aux fins de recouvrer les créances du syndicat
auprès de chaque copropriétaire notamment :
-
Relance et
mise en demeure, commandement de payer, injonction de payer, saisies,
... ;
-
Prendre
toute mesure de nature à garantir le paiement de la créance par la prise
d'hypothèque légale ou conventionnelle ;
-
En cas de
mutation, faire opposition sur le prix de vente entre les mains du
notaire pour la mise en oeuvre du privilège immobilier.
v
LE SYNDIC ET SES
OBLIGATIONS ADMINISTRATIVES
La conservation et
la mise à jour des documents de la copropriété constituent une
obligation du syndic.
II doit établir et
tenir à jour la liste des copropriétaires, avec mention de l'état civil,
le domicile ainsi que l'identification des lots détenus par chacun
d'eux. Ainsi, le syndic pourra convoquer les copropriétaires aux
assemblées, leur notifier le procès-verbal ou leur réclamer le montant
de leur quote-part de charges.
Pour faciliter cette
tâche tous les actes concernant la propriété du lot ou son droit de
jouissance doivent être notifiés au syndic par le notaire, le vendeur ou
l'acquéreur. Les copropriétaires sont tenus d'informer le syndic de tout
changement affectant leur lot (exemple : location de l'appartement).
Le syndic conserve
l'ensemble des documents relatifs à la copropriété : règlement,
contrats, correspondances. feuilles de présence, ....
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v
Responsabilité
civile
·
Responsabilité envers le syndicat des copropriétaires.
En tant que mandataire du syndicat des
copropriétaires. le syndic est responsable à son égard des fautes ou
négligences commises dans l'accomplissement de sa mission.
L'assemblée peut
refuser le « quitus » si elle estime que le syndic n'a pas correctement
rempli sa mission.
·
Responsabilité envers les copropriétaires
La responsabilité du
syndic peut être engagée en se fondant sur la responsabilité
extra-contractuelle.
Exemples :
-
La carence
du syndic pour faire réparer les parties communes dont les
défectuosités sont la cause des dommages constatés dans les parties
privatives :
-
L'opposition injustifiée au versement du prix de cession d'un lot ;
-
L'absence
de convocation d'un nouveau copropriétaire à l'assemblée générale ;
peuvent engager la
responsabilité du syndic en sachant que c'est au copropriétaire de
démontrer, d'une part la réalité de la faute du syndic et, d'autre part,
le lien de causalité entre la faute et le préjudice subi.
v
Responsabilité
pénale
La responsabilité
pénale du syndic peut être également engagée en cas de délits commis par
ce dernier dans l'exercice de ses fonctions, comme le fait notamment :
-
de
s'approprier des primes et ristournes versées par les entreprises
prestataires de services ;
-
d'engager
des constructions non conformes au permis de construire ;
-
de ne pas
souscrire une assurance dommage-ouvrage.
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